De la colère privée à la colère publique

Gaïa Forestier • 14 novembre 2019
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La force de cet atelier provient de la collaboration entre Fabienne, de la compagnie théâtrale NAJE, et Adrien, qui oeuvre dans l’association Alliance Citoyenne. Au cours de l’atelier, Fabienne et Adrien mettent en valeur la nécessité du lien social à travers différents exercices participatifs.

La colère : frein ou moteur ?

Adrien compare la colère à de l’essence : l’essence peut être dangereuse, mais si l’on parvient à en tirer profit, elle permet d’avancer. Il en est de même pour la colère. Ainsi, les deux intervenants nous démontrent que la colère n’est pas à craindre, mais qu'il faut comprendre ses origines. Si la colère est méprisée, elle devient un frein à la fois pour l'individu, mais aussi pour la société. 

Une conséquence naturelle de l'injustice

En effet, toute colère a une origine. Adrien décrit son rôle comme celui d’un tisseur de colères. En créant une collectivité autour d’une colère partagée, des voix uniques peuvent ainsi se mêler et s’orienter ensemble vers un mouvement efficace. À travers un exercice de mise en situation entre tisseur de colère et individu, Adrien nous montre la nécessité de l'empathie, fondamentale pour appréhender au mieux la colère de l’autre. Ce n’est que par l’empathie que la colère se trouve légitimée, et c'est un premier pas vers l'apaisement de cette colère. C’est ensuite à travers l’organisation de ces colères sociales que de réelles solutions peuvent être trouvées, ensemble.