Dire ou ne pas dire : quand le handicap monte sur scène

Flora Chevrolat • 14 novembre 2019
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Prendre la parole, poser une question, tenir une conversation : ces actions quotidiennes ne nous semblent pas compliquées à accomplir, elles constituent pour nous une sorte de banalité. Pourtant, pour que quelqu’un prenne la parole, il faut en effet qu’un autre nous la laisse. C’est une réalité durement expérimentée par les personnes handicapées, dont Vincent, atteint de trisomie 21, rencontré aujourd’hui à son atelier autour de la prise de parole en public. Leur parole arrive en effet généralement après tous les autres, après les parents, après les professionnels, après les experts.

Ce jeune parisien de 25 ans, à l’agenda de ministre, cumule un travail à mi-temps dans un hôtel, un travail d’accompagnement de personnes handicapées dans le métro, et une passion pour les arts-martiaux. Pour qui croyait être mal à l’aise à la vue du handicap, c’est raté : avoir été défié au jeu du meilleur itinéraire de métro, nous avons pu bénéficier d’un bref cours de karaté.

Très vite, nous voyons que ce jeune homme aux nombreuses casquettes recèle un grand nombre de ressources. Extrêmement doué en théâtre, il nous confie adorer la prise de parole en public, aimer accueillir les personnes rencontrées et donner des outils pour gagner en confiance lors de ces situations particulières. Parmi tous ces outils : le sport pour l’estime, savoir poser sa voix, gérer son stress…

Une heure et quart pour changer le regard porté sur la trisomie 21, c’est le défi que relève l’association Trisomie 21 France.