L'art du cirque pour mettre en pratique le risque

Raphaëlle Jaillet • 14 novembre 2019
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« Qu’est-ce que le risque pour vous ? Dites-nous tout ce qui vous passe par la tête. » Nous demande Julia, l’une des intervenantes du Plus petit cirque du monde. « Le risque c’est le danger, c’est sortir de sa zone de confort, c’est la possibilité de se blesser, de se faire mal », répond l’assistance presque en cœur. Le risque serait donc une chose purement négative. Mais le risque, reprend Julia, c’est aussi positif. Les artistes du cirque apprivoisent le risque pour le transformer en quelque chose de beau. Le plus important est alors de prendre confiance et d’accepter l’incertitude pour rompre le risque.

Après la théorie, place à la pratique. Julia, Laura et Justine laissent la parole à Lucie, artiste de cirque. On se lève, s’échauffe, on prend conscience de notre corps, on le réveille en sautant, en se frictionnant, et bougeant dans tous les sens. Puis on se sépare en deux groupes. Nous formons donc deux cercles dans lesquels une personne au centre, les yeux fermés, doit se laisser tomber et rattraper par les autres. Prendre le risque de ne plus rien contrôler et de faire confiance aux autres. Ensuite nous devons former des paires : un aveugle et un guide. L’aveugle doit lâcher prise, et marcher en se laissant guider par son binôme. « Le prochain exercice est plus risqué » nous lance Lucie en souriant. Une téméraire artiste, comme elle nous appelle, doit se coucher, fermer les yeux et laisser tous les autres participants la soulever. Nous prenons place autour du corps de la première volontaire. On inspire, on expire, on inspire et nous la portons au-dessus de nos têtes. L’artiste téméraire à le sourire aux lèvres tandis que nous la reposons au sol. « C’est très apaisant » souffle-t-elle. Et c’est vrai. On se sent flotter, c’est délicieusement agréable.

Enfin le moment de se confronter à l’exercice du cerceau arrive. On essaie d’abord de le manipuler, de le faire tourner sans blesser personne. « Maintenant, placez vos bras à 10h10 sur le cerceau, mettez un pied en bas, et avec l’autre, prenez de l’élan, comme si vous faisiez de la trottinette ». On se regarde. On se sent vraiment face à un risque. Lucie nous encourage d’un sourire, alors on se lance. On réussit plus ou moins bien, mais on lâche prise.

C’est vrai que le risque peut être grisant et apaisant quand on l’accepte et qu'on l’apprivoise. Qui l’eut cru ?

https://www.lapreuvepar7.fr/wp-content/uploads/2018/10/NAC-2018-web.pdf

http://www.lepluspetitcirquedumonde.fr/